Pourquoi l’obésité progresse, alors que nous mangeons de moins en moins ?

 

Selon une étude du Ministère de la pêche et de l’alimentation pour la consommation et selon des enquêtes OCDE 2003 :

 

- En France de 1965 à 1994, la consommation journalière de calories baisse de 23% alors que le taux d’obésité double. (Etude Pequignot)


- Au Royaume-Uni, de 1985 à 1999, la consommation journalière de calories passe de 2020 à 1690 alors que le pourcentage d’obèses progresse de 11 à 19%.


Il est essentiel de comprendre que les causes d’une telle progression de l’obésité, contrairement à ce que nous croyons communément, ne sont donc pas dues essentiellement à notre sédentarité (bien qu’elle soit réelle) ni à nos excès alimentaires !

 

 

 

D’autres facteurs influent beaucoup plus cette progression du poids.
Ce sont la quantité massive de sucres rapides et de gras trans que l’industrie alimentaire a introduits dans nos assiettes depuis cinquante ans.

 

 

Il est de plus en plus évident que les solutions telles que les régimes restrictifs, l’orientation vers une activité physique intensive de même que la consommation de produits dits « de régime » et l’utilisation de « crèmes amincissantes » sont des solutions largement dépassées aujourd’hui.

 

 

 

D’où l’importance d’acquérir des connaissances
et d’être correctement encadré et traité
autrement que par le verbe et les théories !

 

 

Le savez-vous ?

 

 

Qu’est-ce qu’un sucre rapide ?


Ce sont des aliments qui font monter considérablement le taux de sucre dans le sang et qui favorisent la sécrétion de l’insuline par le pancréas, hormone qui transforme les sucres en graisses.


Ces aliments n’ont pas obligatoirement un goût sucré.
Certains ont un goût sucré, comme les bonbons ou les sodas mais d’autres comme la pomme de terre ou le vin n’ont pas de goût sucré.


Pour indiquer la mesure de l’augmentation du sucre dans le sang, nous parlons d’ « index glycémique ».


Plus un aliment possède un index glycémique élevé (par exemple le sucre), plus il est nocif pour le poids.


Cette sur-consommation de sucres rapides vient du raffinement des pâtes, des riz et des céréales, de l’introduction d’amidon (sucres cachés) pour augmenter l’onctuosité des yaourts et des soupes de même qu’une consommation des bonbons, sodas et chocolats.

 

 

 


Qu’est-ce- que les « oméga 3 », les « oméga 6 » et « les gras trans » ?

 

Les oméga 3

 

diminuent les risques d’obésité et sont présents dans le poisson, dans les légumes verts, dans l’huile de noix et de lin. Ils font monter le bon cholestérol et diminuent le mauvais.

 

 

Les oméga 6

 

augmentent les risques d’obésité car ils favorisent le stockage des graisses au niveau des cellules adipeuses. Ils créent aussi des phénomènes d’inflammation dans l’organisme.


Cette inflammation est responsable de douleurs diffuses mais est aussi incriminée dans la genèse de certains cancers dont celui du sein, de l’ovaire, de la prostate et du côlon.
Ils sont présents dans l’huile de soja, de maïs, de tournesol et dans les huiles dites hydrogénées.

 

 

Le rapport oméga 3/oméga 6 devrait être de un pour un.

Or depuis cinquante ans, il est passé en moyenne de un pour quinze voire plus !

 

 

Les « gras trans » ou graisses saturées artificielles sont des huiles végétales hydrogénées, transformées par l’industrie alimentaire pour les saturer artificiellement.

 

Ils sont largement utilisés dans la fabrication d’un bon nombre de produits fortement consommés comme les chips, les biscuits et les pâtes pour pizza, tartes, quiches, etc. Malheureusement, ces gras trans ou graisses saturées artificielles ont pour effet nocif d’envoyer un message puissant aux cellules adipeuses de stocker un maximum de graisses.

 

 




OBSERVATIONS ET CONSÉQUENCES:

 

Depuis 40 ans, les huiles végétales (dont la margarine) ont été largement préférées aux graisses animales (beurre) dans le but louable de faire baisser le mauvais cholestérol.
Malheureusement, les conséquences de cette stratégie nous font constater et déplorer qu’en 40 ans, en plus d’avoir modifié le rapport oméga 3 / oméga 6 en le faisant passer de 1/1 à 1/15, nous avons aussi doublé le taux de graisses saturées dans les graisses les plus consommées !
…/…